A la STIB depuis septembre 2011 et 28 ans

Comment es-tu arrivé à la STIB ?
J’ai toujours eu un intérêt pour les transports en commun et le ferroviaire. C’est ce qui m’a amené à réaliser un stage à la STIB pendant mes études d’ingénieur à l’UCL. A la fin de mes études, j’ai refusé une proposition d’emploi de la STIB pour me tourner vers une carrière de chercheur à l’UCL, où j’étudiais l’ergonomie des logiciels. J’ai ensuite fait un passage dans le secteur privé, comme consultant chez bpost. Cette expérience intéressante m’a motivé à me diriger vers une fonction plus opérationnelle. C’est ainsi que j’ai décidé de recontacter la STIB, où je pouvais occuper une fonction offrant un réel contact avec le terrain, exactement ce que je recherchais !

En quoi consiste ton travail exactement ?
Depuis le mois de septembre 2011, je suis Metro Network Engineer. Créée il y a quelques années à peine, cette fonction tremplin a pour objectif de faire connaître les techniques et les métiers STIB aux jeunes ingénieurs afin qu’ils puissent après quelques années évoluer vers d’autres fonctions, en étant dotés d’une connaissance concrète et vécue des réalités du terrain. Cette fonction regroupe en quelque sorte deux métiers différents : d’une part un métier très opérationnel, qui me permet d’accumuler une immense connaissance technique et du terrain, et d’autre part un métier orienté projet.

Concrètement, j’occupe la moitié de mon temps au Traffic Control : je suis dans la salle avec les Traffic Controllers, travaille en roulement comme eux, mais je joue un rôle plus transversal, dans le but de faciliter la collaboration et la communication entre eux, et je suggère des améliorations de fonctionnement si nécessaire. L’autre moitié de mon temps est consacrée à mon rôle de business owner dans le cadre du programme d’automatisation du métro.

Tu as donc déjà pas mal de responsabilités ?
En effet, et c’est là tout ce qui me plait ! A peine entré à la STIB, on est pris en adulte et on se voit accorder énormément de responsabilités, dès le début. Cela représente un gros défi à relever, parce qu’on doit assurer tout de suite, mais c’est aussi très intéressant de voir que l’on nous fait confiance et que l’on nous donne l’opportunité de vraiment réaliser des choses.

Et puis on est bien préparé : la STIB ne veut pas d’ingénieurs enfermés dans leur tour d’ivoire, qui conçoivent des systèmes totalement coupés de la réalité. Au contraire, elle exige de ses ingénieurs une réelle affinité avec le terrain, les ouvriers, etc. Il faut vraiment mettre les mains dans le cambouis ! Dans le cadre de ma fonction, j’ai d’ailleurs dû suivre (et réussir !) la formation de conducteur de métro, ainsi que celle de Traffic Controller. De cette façon, lorsque je serai amené à évoluer à plein temps vers de nouvelles fonctions, je saurai réellement de quoi je parle et prendrai des décisions avisées.

Les possibilités d’évolution sont très concrètes !
Oui, et très nombreuses ! Grâce aux connaissances et à l’expérience que j’aurai accumulée dans cette fonction, je pourrai assumer des projets dans tous les domaines, que ce soit au niveau du métro, du tram, du bus ou des infrastructures. La STIB est une structure gigantesque qui refoule de projets et vu le nombre de départs à la retraite prévus dans les années à venir, c’est sûr, les opportunités ne manquent pas !

Que du positif alors ?
Presque. Comme dans tout tableau, il y a toujours quelques éléments plus négatifs. Dans mon cas personnel, je citerais avant tout les horaires en roulement. Ce n’est vraiment pas facile tous les jours de combiner ce type d’horaires avec une vie sociale dite « normale ». Ce rythme est temporaire, mais il constitue tout de même un sacrifice.

D’un point de vue plus général, l’image de la STIB vue de l’extérieur est encore assez négative. Ce qui est dommage, car une fois que l’on franchit la porte et que l’on passe de l’autre côté, on ne peut qu’être agréablement surpris par son dynamisme et ses projets innovants ! Et même sur des aspects plus pratiques, la STIB est un très bon employeur : le package salarial y est avantageux et le confort de vie y est très respecté.

A tous les ingénieurs qui aiment la technique et le contact avec le terrain, je n’aurai donc qu’une chose à dire : à la STIB, de nombreux projets dans une très large panoplie de domaines n’attendent que vous !